Si les mots sont lourds de sens, car héritiers d’une enfance bercée aux grands classiques de Barbara, Aznavour ou Renaud, les mélodies, elles, puisent plus volontiers du côté de la folk nord-américaine (José González, Bon Iver, Cat Stevens), tout en s’autorisant des rythmes chaloupés, suffisamment dansants pour éviter de s’abandonner aux pensées moroses. « Une chanson est tout simplement plus belle quand une mélodie lumineuse est contrebalancée par un texte sombre. Ou l’inverse. J’aime ce contraste, qui symbolise également ma faculté à passer du sourire aux larmes dans la même seconde ».
C’est précisément cette capacité à charrier des sentiments contraires, à passer en une note de la joie à la tristesse, qui fait tout le charme de cet EP rempli de mélodies efficaces. Un EP qui parle d’amour, de désillusions, de souvenirs et de petites victoires quotidiennes dans une langue accessible, à la fois moderne et immédiate. Celle qui transforme des chansons personnelles en de potentiels tubes universels.
Accompagné par le dispositif des Chantiers des Francofolies en 2026, Sorosoro poursuit aujourd’hui son chemin sur scène, avec notamment un passage à La Boule Noire le 8 décembre prochain.
Date : 08/12/2026
Heure de début : 19:30




